
Pour rejoindre le Xishuangbanna depuis Yuanyang, deux possibilites : soit prendre successivement 3 bus (avec une chance, selon les horaires, de pouvoir prendre les 2 premiers dans la meme journee), soit d’aller a Jianshui pour prendre un bus direct pour Jinghong. Des Bretons croises quelques jours plus tot, nous avaient conseilles de nous arreter a Jianshui, ville agreable. Ce que nous avons fait. Malheureusement, nous ne verrons presque rien de cette ville… le bus disponible le lendemain partant a 13h30. Ce fut notre premier lit-couchette, et on s’en souviendra longtemps !
Arrives a 6h le lendemain matin a Jinghong, nous avons mis 9h pour faire les 300 derniers kilometres… sur une piste en pleine brousse !
Ce que nous retenons de notre passage dans cette ville, aux rues bordees de palmiers, ce sont le jardin des plantes et fleurs tropicales du Xishuangbanna, les plantations de the, les villages de maisons sur pilotis, et bien sur le Mekong qui traverse la ville (tres bas en ce moment) !
Nous avons ete sous le charme du jardin, qui presente une grande diversite de palmiers, de bougainvilliers, d’arbres fruitiers (mangue, litchee, banane, papaye), mais egalement des heveas, cafeiers, cacaotiers, nenuphars et autres dont nous n’avons pas retenus le nom ! En tout cas, plaisir des yeux et du nez !! Ce coin de verdure dans le centre ville est le paradis des papillons, tres nombreux dans le Yunnan comme nous l’expliquait le musee du centre de recherches sur les pandas de Chengdu. Non loin de ce jardin, nous avons passé quelques heures a cote de nombreux joueurs de Majhong (tres populaire en Chine), accompagnes de leur oiseau en cage accrochee a une branche.
Un après-midi, nous nous sommes rendus dans un village a quelques kilometres de Jinghong. Nous nous sommes promenes a travers les plantations de the et dans une foret abondante (bambous enormes !). Le Xishuangbanna est repute pour la qualite de son the, certains theiers sont tres anciens. Les villageois ramassaient les nouvelles pousses, les faisaient secher au soleil sur des nattes et les triaient. Nous aurions pu prendre un filet a papillons pour vous montrer leur taille impressionnante, ainsi que leurs couleurs.
Les habitations traditionnelles sont construites sur pilotis. Encore des cochons et volailles autour des maisons. Nous n’avons pas apercu de personne en tenue traditionnelle (les femmes avaient cependant un foulard colore sur la tete). Peut-etre parce que nous ne sommes pas suffisamment ecartes de la ville… pour le peu de temps qui nous restait en Chine, nous avons prefere rester calmes, d’autant plus qu’un besoin de repos s’est fait ressentir.
Les bateries rechargees, nous sommes fin prets pour decouvrir le Laos !
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